Les Magiciens

Auteur : Lev GrossmanLes Magiciens
Éditeur : L’Atalante
Parution : 24 mars 2016
Format : Broché

Quatrième de couverture

Brooklyn. Quentin, dix-sept ans, est un adolescent brillant mais il ronge son frein, prisonnier d’un monde désespérément ennuyeux, en attendant d’intégrer une université de prestige. Comme il regrette le temps de son enfance où les « Chroniques de Fillory » l’entraînaient dans un univers magique où tromper son ennui !
Sa vie se transforme le jour où, à sa grande stupeur, il est admis à la faculté de Brakebills, une école extrêmement élitiste et secrète qui forme des magiciens. Cinq années d’un rude et dangereux apprentissage l’y attendent.
Mais le monde réel, même revu par la magie, n’apporte pas forcément le bonheur. Ce qu’il faudrait, c’est que l’univers de Fillory, celui des contes de son enfance, ne soit pas un monde imaginaire. Qui sait ?…

Mon avis

Généralement, on a tendance à croire que les livres qui parlent de magie ont une ambiance merveilleuse, fantastique ou encore bonne enfant. Eh bien là, Monsieur Lev Grossman va vite vous faire redescendre sur terre parce que la magie, ça rend pas forcément les gens plus heureux !

Dans cette histoire on suit Quentin, jeune adolescent super intelligent mais complètement déprimé et au fond du seau. Ennuyé par le monde qui l’entoure, il trouve un refuge dans les livres et plus particulièrement dans les « Chroniques de Fillory », conte qui retrace les aventures d’une fratrie dans un monde magique et merveilleux.

Un jour, suite à une série d’évènements, Quentin va se retrouver propulser dans un endroit assez mystérieux pour passer un examen et intégrer Brakebills, prestigieuse école de magie !

Comme c’est sous-entendu dans le résumé, je ne pense pas vous pourrir le suspens en vous disant que Quentin y sera admis. Nous allons donc vivre à travers les yeux de Quentin ses études à Brakebills, sa découverte du monde magique, ses rencontres pour le moins farfelues et surtout, ses mésaventures.

Je me répète mais si vous vous attendez à une joli petit livre avec des licornes et des petites fées, passez votre chemin ! Ce livre est sombre, très sombre.

La principale problématique de ce roman est pour ma part : est-ce que, en étant la personne la plus malheureuse du monde, la réalisation de notre souhait le plus cher nous rendrait forcément heureux ? Ce premier tome nous donne une partie de réponse et cela ne paraît pas si simple que ça.

Quentin et les autres protagonistes de l’histoire sont des adolescents tourmentés et brisés par la vie. Bercés par les contes et les histoires magiques pour enfants, ils font maintenant face à la dure réalité et ça les rend d’autant plus amers et cyniques.

En parlant des personnages, il n’y en a pas un en trop ou un en moins. L’auteur a réussi à trouver un parfait équilibre : chacun a une personnalité qui lui est propre. Ils sont têtus, emmerdants mais on s’attache tellement à eux qu’on ne peut que les adorer ! D’ailleurs, ils ont un sens de l’humour à tomber par terre !

Et il en faut de l’humour pour supporter tous les malheurs qui vont leur tomber dessus ! L’écriture crue de l’auteur rend l’atmosphère dure et tourmentée et cela rajoute de la crédibilité au récit qui est déjà poignant. Cette histoire retranscrit l’histoire d’adolescents qui découvre le désir, la sexualité, les excès, etc. Et quand l’auteur veut nous faire part de quelque chose, il n’y va pas par quatre chemins !

Je ne vous surprends pas en vous annonçant que j’ai tout simplement adoré ma lecture 🙂 ! Les personnages sont géniaux, l’intrigue est superbe, l’écriture est réaliste, les problématiques sont réelles et intéressantes… Bref, que demande le peuple !

Beaucoup disent que Les Magiciens ressemble à Harry Potter mais pour adulte. Pour moi, ces deux romans sont totalement différents. Si je devais les comparer, je dirais que dans Harry Potter les héros n’ont jamais souhaité vivre toutes ces mésaventures. Alors que dans Les Magiciens, Quentin et sa bande vont chercher l’adrénaline, la grosse bêtise à faire, et au final, ils récolteront ce qu’ils auront semé.

Sur ce, je vous laisse avec une phrase d’un professeur de Quentin qui m’a fait beaucoup réfléchir :

À mon sens, si vous êtes des magiciens, c’est parce que vous êtes malheureux. Ce qui fait la force d’un magicien, c’est sa souffrance. Le fait qu’il perçoit la différence entre le monde tel qu’il est et le monde tel que le désire son cœur. […] Sa blessure, c’est sa force.

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