Demain n’est pas un autre jour

Auteur : Robyn SchneiderDemain n'est pas un autre jour
Éditeur : Gallimard jeunesse
Collection : Roman adolescent
Parution : 2 février 2017
Format : Broché

Quatrième de couverture

Avant le diagnostic, la vie de Lane était plutôt banal.

Au sanatorium pour ados, il rencontre l’irrésistible Sadie et sa bande de copains. Rebelles, excentriques et résolument vivants, dans le monde rigide de l’établissement, ces adolescents ne suivent que leurs propres règles.

À leur côté, Lane réalise que la maladie n’est pas nécessairement une fin : quand l’amour et l’amitié viennent tout bousculer, elle pourrait même constituer un nouveau départ.

Mon avis

Si j’ai craqué pour ce livre, c’est surtout pour la couverture mais aussi pour la mention de John Green en quatrième de couverture. Je suis une grande fan de John Green et de ses romans, et notamment de Nos Étoiles Contraires qui est un énorme coup de cœur. Je me suis donc lancée les yeux fermés.

Et au final, je ne sais pas vraiment quoi penser de ma lecture.

Je vais présenter d’abord les points positifs. L’écriture de l’auteur est vraiment sublime et pour un sujet aussi fort, je tire mon chapeau. Ici, on va parler de la maladie et de la peur de mourir mais au-delà de ça, c’est une véritable amitié qui va se créer entre les différents personnages.

Lane est un garçon studieux qui ne vit qu’à travers ses études. Il a déjà tracé tout son avenir : après le lycée il ira à étudier à Stanford, il travaillera à Wall Street, etc. Sa vie est planifiée dans les moindres détails et la nouvelle de sa maladie va tout bouleverser. Latham (le nom du centre) va lui faire réaliser que, non seulement son rythme de travail l’a détruit, mais qu’il est passé à côté de pas mal de choses.

Sadie, elle, vit dans la crainte de s’attacher et a pris l’habitude de tout intérioriser. Sa vie tourne autour de Latham, un centre qu’elle est persuadée ne jamais quitter. Mais, enfermée entre ces quatre murs, elle s’est mise à redouter de vivre.

Lane m’a touchée par son impressionnante envie de Vivre. Maintenant qu’il a compris que sa vie ne se passait pas dans les cours, il veut à tout prix sortir pour se créer de nouveaux souvenirs avec Latham et toutes les aventures qu’il va vivre comme point de départ. Son évolution m’a émue parce que j’ai eu l’impression d’assister à une renaissance.

Je n’ai malheureusement pas réussi à m’attacher à Sadie. Même si son caractère est bien construit, je n’ai vraiment rien ressenti pour ce personnage du début jusqu’à la fin. Elle avait pourtant tout pour me plaire : un fort caractère, un grand cœur, un humour assez noir. Mais il lui a manqué un je ne sais quoi qui a fait que je suis restée de marbre.

Passons aux points qui m’ont gênée lors de ma lecture.

Déjà, c’est niais ! Pourtant je ne suis pas contre les relations amoureuses et je savais à quoi m’attendre en le lisant. Mais là, c’est vraiment cul-cul comment la relation entre Lane et Sadie évolue. Le fait que ce soit écrit par une femme a décuplé cette sensation et j’ai plusieurs fois levé les yeux au ciel tellement c’était bateau.

Ensuite, et c’est le gros défaut que je reproche aux romances en général, les autres personnages sont plats et n’ont aucune profondeur. J’aurais tellement voulu en connaître un peu plus sur Charlie, Nick ou Marina et ne pas les voir comme des spectateurs ! À mes yeux, il y avait tant à faire avec eux !

Enfin, et là c’est de ma faute : je l’ai trop souvent comparé à Nos Étoiles Contraires. À force de le comparer à l’œuvre de John Green, je n’ai pas savouré ce roman à sa juste valeur et j’ai été irrémédiablement déçue. Je n’ai pas été bouleversée ni émue par la puissance de l’histoire. Je ne me suis pas attachée aux deux héros au point d’en pleurer à la fin.

Pourtant, je ne suis pas restée stoïque. La fin est juste et sans fausse note, les derniers chapitres m’ont bousillé le cerveau de questions. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai autant de mal à dire si j’ai aimé ma lecture. Si ces deux chapitres n’avaient pas été là, j’aurai trouvé ce livre fade et un peu ennuyeux. Mais les dernières pages ont suffi à me faire changer d’avis.

Pour conclure, à défaut de ne pas pleurer telle une madeleine comme je l’espérais, je n’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps. Ce livre m’a quand même fait réfléchir et je ne regrette pas du tout mon achat.

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